Proto INSA Club

Done great things, and more to come

1992-1995 : Débuts avec ENVOL

En 1992, le premier véhicule est conçu et construit par l’équipe du PIC, puis est nommé « ENVOL ». Après de nombreuses années consacrées à son amélioration, le prototype réussit à atteindre un record de 365 km/ L sur le circuit du Castellet en 1995.

1996-2000 : Second prototype ORCA

Entre 1995 et 1996, le nouveau règlement de la compétition contraint l’équipe à concevoir un nouveau prototype. Grâce aux progrès de la technologie, l’équipe développe « ORCA » en utilisant principalement de la fibre de carbone. De plus, un gros travail sur l’aérodynamique fit que l’apparence du véhicule changea véritablement par rapport au précédent. Un nouveau moteur est aussi fabriqué afin de réduire la consommation.

Ainsi, ORCA est plus léger, et donc plus efficace que son prédécesseur, et c’est en 2000 qu’il établit son propre record avec une performance de 990 km/ L sur le circuit de Nogaro, en France.

2004-2005 : Création d’« EPIC »

En 2004, l’équipe saisit une belle opportunité. Profitant d’une offre d’Eurocopter, le PIC put acquérir un des sept prototype de coque (appelés « TED ») que l’entreprise construit afin de les présenter au Shell Eco Marathon.

Le travail à effectuer afin de transformer une simple coque en un véhicule éligible au Shell est énorme. Mais cette année, l’équipe atteint un effectif de 40 membres pour la premiere fois, et la motivation est à son comble.

Beaucoup de points on été remis en question, tel que le moteur, le châssis, l’électronique embarquée et le calculateur…c’est à dire que l’équipe repartit quasiment de zéro.

Après 8 mois de travail, le PIC décida de se présenter à l’Educ’Eco à Nogaro (France). Avec un nouveau véhicule non testé, l’équipe réussit à remporter un résultat surprenant lors du premier run d’EPIC, avec une performance de 1348 km/ L, le plaçant alors à la 17eme place au classement général !

De plus, l’équipe écrivit un rapport sur le comportement des roulements à billes, en fonction de la charge et du type de lubrification. Le dossier fut récompensé avec le premier prix de l’éducation nationale !

Ce dossier sera suivi en 2005-2006 par une série de tests effectués en partenariat avec un laboratoire de l’INSA de Lyon.

2005-2006 : Seconde saison d’«EPIC »

La performance du prototype lors de la saison précédente montra son potentiel. Les objectifs furent donc d’améliorer la fiabilité et d’éviter les problèmes rencontrés, tels que des capteurs moteur déficients, des soucis électroniques, des déraillements de chaîne, et même des problèmes avec l’air comprimé.

Pour la seconde participation d’EPIC au Shell Eco Marathon, les objectifs de fiabilité pour gagner des places dans le classement furent réalisés ! Le prototype valida les quatre runs autorisés, et améliora la performance à chaque fois pour atteindre 1829 km/ L ! Le dernier run vaudra à l’équipe une 10ème place sur 258 participants, une 5ème place en catégorie essence, et une 8ème place au classement étudiant.

En parallèle de la compétition, cette année le PIC présenta deux dossiers : un sur un simulateur pour le prix de l’innovation technique, et un pour le prix de la communication.

Ces prix sont destinés à mettre en valeur quelque chose qui diffère de la performance pure des prototypes, et le simulateur du PIC fut l’une des grandes surprises et attraction durant la course. Il permit à n’importe qui de prendre position dans le cockpit d’EPIC et de faire des tours virtuels sur le circuit de Nogaro. Il reçut une mention spéciale du Jury pour le prix de l’innovation technique !

Cependant, l’équipe avait encore à progresser en ce qui concerne sa communication…

2006-2007 : Un changement d’énergie pour le PIC : l’éthanol !

L’année 2006-2007 s’achève pour le PIC, après l’édition 2007 du Shell éco-marathon. Cette année s’est soldée pour l’équipe par une belle performance de 1769km avec un litre d’essence.

Cette année, l’équipe s’est entourée de deux cuisiniers de la division des restaurants de l’INSA, ainsi que d’un caméraman, qui les suivirent tout au long de la compétition. Leur présence a grandement contribué à la bonne ambiance au sein du groupe.

De plus, le PIC emmena pour la deuxième fois son simulateur de conduite. Celui-ci avait ses adeptes, qui sont devenus, l’espace de quelques tours « virtuels » de circuit, les nouveaux pilotes d’EPIC.

La compétition a débuté le jeudi 10 mai, par le contrôle technique. EPIC, le prototype en liste, a obtenu son homologation sans grande difficulté. Seuls quelques points à changer pour l’année prochaine ont été soulevés. La suite de la journée et le vendredi ont été consacrés aux essais, pendant lesquels les pilotes ont pris possession de la piste. Ces essais ont une grande importance dans la préparation de notre stratégie de course. Celle-ci a par ailleurs dû être adaptée à la nouvelle position de la ligne de départ.

Les tentatives officielles se sont déroulées le weekend, avec un maximum de 4 tentatives par équipe. L’équipe en effectua trois le samedi, avec les résultats suivants :

  • 1er run : 1573km/L
  • 2e run : 1769km/L
  • 3e run : 1733km/L

Malheureusement, une défaillance sur un capteur les a contraints à abandonner leur 4e run.

Cette performance (1769km/L) place donc le PIC en 8ème position dans le classement combustion interne, sur 124 participants dans cette catégorie. Bien que l’équipe n’ait pas atteint les 1829km/L établis l’année précédente, elle reste néanmoins l’une des premières constituées exclusivement d’étudiants.

Pendant ces 4 jours, EPIC s’est révélé fiable, mis à part quelques soucis électroniques. Ceci est la preuve que, dans sa configuration actuelle, ce prototype a atteint un niveau de maturité intéressant. L’année prochaine sera donc propice à des modifications importantes. Une attention se portera particulièrement sur le moteur, qui a certainement le plus grand potentiel de gain de performance. De nouvelles roues devront être refaites pour inclure le freinage à l’avant imposé par le prochain règlement. Ce sera une belle occasion pour passer en tubeless. A noter que le second prototype, ORCANOL, est resté à Lyon en raison d’une modification du règlement (un prototype par équipe). Le passage à une propulsion à l’éthanol ne sera pas abandonné, mais l’équipe continuera à travailler avec du SP 95 jusqu’à ce que la solution à l’éthanol soit opérationnelle. Toutes les modifications en cours et à venir devraient permettre au PIC d’atteindre l’année prochaine la barre des 2000 km/L.

2007-2008 : Dernière année pour le Shell à Nogaro !

a saison 2008 se termine pour le Proto INSA Club, avec la fin du Shell Eco-marathon à Nogaro. Pour la 4ème année consécutive,« EPIC » fut engagé dans la compétition.

La principale nouveauté de cette année est le passage à l’éthanol comme énergie de propulsion, au lieu du sans plomb 95. Ainsi, l’équipe réalisa la performance de 1370km avec un litre de carburant, ce qui la plaça en 2ème position au classement éthanol, et 12ème en catégorie "moteur à combustion interne".

Tout au long de cette saison, de nombreux projets furent effectués sur EPIC. Outre le changement de carburant, un certain nombre de pièces ont été refaites, en particulier la chemise. Nous avons en effet une chemise humide, qui limite les pertes de chaleur. Elle permet aussi de régler le taux de compression. Côté train avant, la direction a été refaite afin d’intégrer le freinage à l’avant, devenu obligatoire. Des nouvelles roues en carbone ont été réalisées afin de profiter pleinement des pneus tubeless. Finalement, les verrières ont été refaites pour palier à des problèmes de visibilité, et une partie de l’équipe en a profité pour refaire la peinture du prototype, avec un motif plus « dynamique ».

La compétition a débuté par l’habituel contrôle technique qui a posé quelques soucis. En effet, à cause d’une soupape de sécurité, et plus grave, du 5ème point de la ceinture de sécurité qui s’est arraché lors du test, le PIC fut refusé dans un premier temps. Après la réparation de ces défauts, EPIC eu l’autorisation d’accéder à la piste, malheureusement trop tard pour la première journée d’essais. Pendant la 2ème et dernière journée d’essais, une première difficulté survint : le comportement du prototype était différent de l’année précédente en raison des améliorations de cette saison. Il a donc fallu adapter la stratégie de course. La journée s’est finie prématurément par un retour en dépanneuse à cause d’une pièce qui s’est dévissée sur la roue arrière.

Les deux jours de tentatives officielles ont suivi. La météo n’était pas de notre côté, puisque des averses ont perturbé le déroulement de la course. L’équipe a tout de même pu réaliser ses 4 tentatives. La 1ère s’est conclue par une performance de 1338km/L, mais avec une vitesse moyenne trop élevée. La 2ème a été la meilleure tentative avec 1370km/L, en étant toujours trop rapide. La dernière journée fut la pire au niveau du temps, puisqu’il a plu toute la matinée. Le 3ème run s’est donc couru sur une piste humide. Malgré les efforts au niveau de la stratégie, le résultat a été de 1193km/L. Enfin, la dernière tentative s’est terminée par un échec à cause d’une arrivée hors délais de quelques secondes…

À côté de la compétition, le PIC a cette année encore eu le plaisir d’être accompagné par deux cuisiniers des restos Insaliens. Leur venue leur a été d’une grande aide du point de vue logistique. Le simulateur était aussi de la partie, avec cette année le nouveau tracé du circuit de Nogaro.

Malgré les travaux effectués sur EPIC, le prototype s’est révélé à nouveau fiable (mise à part les problèmes liés à son comportement). Les performances réalisées furent à la hauteur des espérances. Le seul regret fut de constater des lacunes sur l’électronique embarquée, et un manque d’effectif les deux premiers jours.

L’année prochaine se posera la question du maintient en propulsion à l’éthanol, ou du retour au sans plomb. Le défi qu’a été ce changement de carburant est un succès. Mais d’une part en raison d’enjeux éthiques liés à l’agriculture, et parce que la marge de progression est plus faible à l’éthanol, l’équipe envisagea sérieusement de repartir sur de l’essence classique pour renouer avec ses meilleurs résultats et revenir dans les dix meilleurs en combustion interne.

Mais un nouveau changement apparu ! L’équipe devra s’adapter à un autre circuit pour la saison à venir. Shell à en effet annoncé que la prochaine édition de l’Eco-marathon se déroulerait en Allemagne (Hockenheim et Lausitz sont des circuits qui ont été envisagés). Après 23 ans au Castellet puis à Nogaro, la version « Europe » du Shell Eco-marathon déménage !

2008-2009 : Le Shell débarque en Allemagne

L’épreuve se déroulait cette année du 6 au 9 mai à l’Eurospeedway Lausitz en Allemagne. Après un retour à une propulsion au sans plomb 95, le PIC s’est classé 16ème au classement général, avec une performance de 1821 Km/L.

Après une arrivée sous la grisaille et une installation sous la pluie, direction le contrôle technique. Celui-ci s’est déroulé cette année sans encombre, en tout juste 2h. Malheureusement, la météo n’était pas de la partie, et il fallut attendre le lendemain pour commencer les essais libres.

Quelques soucis de technique ont rajouté une perte supplémentaire de temps nécessaire à la mise en place d’une stratégie. Après avoir effectué les réparations nécessaires, EPIC pu rouler environ une heure. Après une soirée de travail, furent abordées le début des tentatives validées. Pour rappel, le vendredi et le samedi étaient les seuls jours pour réaliser un maximum de 4 tentatives (runs).

Le premier fut abandonné en raison d’une trop faible température moteur (qui n’a donc pas démarré). Après avoir résolu le problème de la chauffe, EPIC repartit pour une 2ème tentative. Elle s’est soldée par une performance de 1497 km/l.

Après avoir corrigé un problème récurrent d’affichage de la vitesse, le proto repartit pour la dernière tentative de la journée. Les conditions était favorables (peu de vent, piste peu encombrée). Après une frayeur au niveau du chronomètre (arrivée à 6 secondes du temps limite), la mesure de la consommation a donné 1683 km/l. La dernière nuit fut chargée en réglages (direction, moteur…).

Ayant corrigé un problème de fuite au niveau du réservoir, le proto s’est lancé pour la dernière tentative de l’équipe, avec encore une fois une piste bien dégagée. Ce run s’est passé sans problème, et s’est conclu par le meilleur résultat de la semaine, 1821 km avec un litre d’essence.

Ce résultat fut en partie possible grâce aux nombreuses améliorations portées sur le prototype.

Nouveau démarreur, avec commande de sa vitesse. Embrayage modifié, avec réglage du régime d’embrayage. Des projets n’ont pas pu être menés à termes en raison de problèmes de conception, comme l’allongement de la course du piston. La direction a été refaite et allégée, afin d’accueillir des freins hydrauliques de modélisme. Les roues ont été renforcées pour limiter les déformations. Un affichage vitesse au volant a été réalisé (qui nous faisait défaut ces dernières années). Il reste cependant quelques améliorations à faire pour la prochaine saison.

Cette édition du Shell sera satisfaisante pour le PIC. Cependant, les nombreux problèmes techniques montrèrent que la fiabilité n’était pas au rendez-vous, notamment au niveau électronique. C’est un problème récurent auquel l’ensemble de l’équipe prête une grande importance, et des projets de nouvelles cartes électroniques sont déjà en cours de réalisation. Cependant, l’augmentation régulière des performances au cours des runs prouva la capacité du PIC à réagir face aux problèmes.

Les mauvaises conditions météorologiques n’ont pas joué en la faveur de l’équipe dans la mise en place de la stratégie. Le résultat reste satisfaisant, bien que très légèrement en dessous du record (1829 km/l). Le PIC reste une fois de plus confiant pour l’année prochaine, avec des projet plein les poches.

 Au niveau de l’équipe, l’ambiance était comme d’habitude au rendez-vous, avec une forte implication des membres recrutés cette année. On regrettera malgré tout un paddock bien ennuyeux, où de nombreuses tentes sont restées fermées. La météo en est sans doute encore une fois la cause.

2009-2010 Le PIC participe à deux compétitions avec EPIC

La 19ème saison du Proto Insa Club s'achève laissant derrière elle des souvenirs mémorables.

Le PIC a cette année engagé EPIC dans deux compétitions consécutives à une semaine d'intervalle. L'occasion d'estimer sa fiabilité mais également d'améliorer ses performances. Le Shell Eco Marathon se déroulait cette année du 3 au 7 mai à l'Eurospeedway de Lausitz. EPIC s'est classé 7ème en combustion interne et 13ème au classement général avec une consommation de 1833km pour un litre d'essence.

Une semaine après, du 15 au 19 mai, l'EducEco débutait à Nogaro. EPIC se classa 5ème en combustion interne et au classement général pour 1566km parcourus avec un litre d’essence.

Du côté de l’Allemagne

Le contrôle technique s'est plutôt bien déroulé. A noter les difficultés rencontrées pour valider le test de freinage mais sans perte de temps. Du côté de la course, les essais n’ont pas permis de tester beaucoup de cartographies moteurs et donc d'optimiser la stratégie. Néanmoins, la météo fut au rendez-vous, l’équipe joua la carte de l’assurance pour le premier run. Au final, EPIC a parcouru 1833km pour un litre d'essence. Cette performance permet de battre le record du club de 4 km!

L'objectif est donc clair pour les runs suivants : réaliser les 2000km. Cependant, la météo se dégrada sérieusement le lendemain, et la piste devient impraticable.

Vendredi arrive donc pour réaliser le plus de runs possibles en moins de 4h. Après avoir dormi dans les paddocks pour être les premiers à rouler, l’équipe mena une deuxième tentative. Au bout du quatrième tour, la chaîne dérailla. Résultats : run invalidé et une attente interminable pour repartir. Après avoir patienté, retendu virtuellement la chaîne et changé le capteur de vitesse, EPIC repartit pour une dernière tentative, en prenant des risques pour améliorer son premier résultat.

Après avoir passé la ligne d'arrivée, l’équipe s’apprêta à un meilleur score. Cependant, suite à une mauvaise lecture de la burette, l'organisation compta 1833km/L d'essence, égalisant la précédente performance.

Deux impressions ressortirent de cette expérience : tout d'abord, une extreme deception par cette erreur (étonnante de la part de Shell), qui ruina une année de travail. Néanmoins, le PIC resta optimiste car EPIC pouvait faire encore mieux.

Retour à Nogaro

L’EducEco, compétition organisée par une association et qui a pris le relais de l’Eco-marathon en France, s’est déroulé pour la deuxième fois sur le circuit de Nogaro. C’était une occasion de retourner sur ce circuit et d’y retrouver une ambiance qui manquait à Lausitz. La compétition est plus courte, avec seulement un après midi d’essais libres et une journée et demi de compétition.

Le lundi matin avait lieu le traditionnel contrôle technique, auquel il fallu plusieurs tentatives pour valider le test de freinage. Une malheureuse habitude dont il faudra se débarrasser à l’avenir… Les essais ont été guère plus concluants, avec plusieurs retours aux stands par le véhicule d’assistance. En cause, le démarreur dont une vis s’est dévissée et à bloqué son fonctionnement, et des déraillements qui se sont répétés le lendemain. Les stands étant fermés la nuit, il n’a pas été possible de faire de grosses modifications pour la compétition.

Mardi matin ont donc commencés les tentatives validées. Première bonne nouvelle, la possibilité de faire la mesure de la performance par pesée, qui permet de limiter les erreurs. Seconde bonne nouvelle, les tentatives sont illimitées, en raison d’un faible nombre de concourants, et d’organisateurs compréhensifs. Toute l’équipe partit rapidement pour tenter de finir des essais de réglages moteur pendant les runs. Cette journée s’est soldée par 4 abandons pour cause de déraillements.

La tension fut palpable mercredi, puisque l’équipe n’eut que la matinée pour valider une performance. Le premier run fut un échec, mais la dernière tentative fut enfin validée, avec un résultat inférieur à ce que l’équipe avait l’habitude de faire. Aucun risque ne fut prit d’un point de vue réglages, et les nombreux véhicules présents en même temps gênaient la pilote dans l’application des consignes de vitesse.

Bilan : un seul run validé à 1566km/L, beaucoup d’ennuis technique, et malgré tout de bons souvenirs. Même les équipes habituellement inaccessibles avaient leurs stands grands ouverts pour répondre aux questions.

Comme chaque année, de nombreux changements furent instaurés au sein du prototype. Le moteur est l'un des principaux organes du prototype à avoir subi d'importants changements : 

  • La bielle a notamment été allongée, permettant d'augmenter la course du piston et donc d'obtenir une détente plus longue. Ceci permet de récupérer un peu plus d'énergie et donc d'améliorer le rendement.
  • Modification de l'allumage en utilisant une bobine par bougie, contre une pour les deux auparavant. Cela permet d’avoir un meilleur allumage en mélange pauvre
  • Du côté de la chauffe, elle devint électrique avec la mise en place d'une résistance chauffante autour de la chemise. La chauffe est ainsi plus précise et plus rapide.
  • L'enceinte arrière du prototype fut calorifugée permettant du chauffer le compartiment moteur et donc d’admettre de l’air plus chaud.
  • Le faisceau électrique fut refait à neuf.

Côté électronique, un nouveau tableau de bord a été conçu. Il permet outre l’affichage de la vitesse, d’acquérir des données pendant la course pour travailler sur la stratégie. Un module GPS et une extension pour de la télémétrie sont en cours de réalisation.

La constance de l’équipe avec un peu plus de 1800km/L est synonyme de bons choix. Néanmoins, un important problème de fiabilité handicapa énormément dans l’établissement d’une stratégie. Or elle est indispensable pour obtenir les performances escomptées. C'est un des points faibles du PIC auquel il faudra s'atteler pour  atteindre la barre des 2000km/L d’essence.

2012-2013 : Meilleur résultat à Rotterdam

La saison 2013 fut particulièrement éprouvante pour le PIC, avec de nombreux projets à concrétiser tout au long de l’année et de nombreux soucis en piste. Cependant, cette édition du Shell fut l’une des meilleures que l’équipe ait connue…

Un des projets phares de cette année a été la fabrication des roues en carbone. Ayant été développées pendant les deux précédentes années sous CAO, et les moules finalement usinés, c’est en Novembre que sortit la première roue en composite. Mettant en place des procédés de fabrication afin d’améliorer la qualité et la vitesse du processus, l’équipe commença à apprendre comment manier et travailler ce matériau, puis de nombreux tests ont été effectués sur des flasques et jantes « d’essai » afin de valider la solidité de l’ensemble sous pression. Finalement, l’équipe parvint à équiper le prototype EPIC d’une nouvelle roue arrière ainsi que d’une nouvelle roue avant, la troisième n’ayant pu être construite à temps pour la compétition.

La roue arrière fut réalisée dans l’atelier du PIC à l’INSA de Lyon, tandis que la roue avant fut assemblée et collée lors des « Green X students days", sur le site de Michelin à Ladoux. Ce fut une bonne occasion pour les autres équipe de découvrir la construction de roues « maison ».

Les Students Days permirent aux nouveaux pilotes de se familiariser avec le prototype, et c’est sans soucis majeurs que le prototype effectua ses tours de roue sur la piste d’essai. L’équipe était donc en confiance pour le Shell qui approchait.

Cependant, une fois arrivés à Rotterdam, rien ne laissait prétendre à une bonne performance…

Tout commença lorsque le président dû faire l’aller-retour à Lyon afin de chercher un axe de roue, pièce indispensable ayant été oubliée sur plac

e, permettant d’installer les nouveaux trains roulants.De plus, l’équipe eut de grandes difficultés à passer le contrôle technique à cause d’un problème de freins, qui perdurera plusieurs jours. Et c’est en travaillant jour et nuit qu’il sera finalement résolu, avec des réglages permettant de stopper suffisamment le prototype afin qu’il soit apte à rentrer en piste.

Avec deux jours de retard sur le planning officiel, il ne restait donc plus qu’une journée afin de courir les 4 runs autorisés par Shell, alors que certaines équipes avaient déjà validé leurs performances !

EPIC réussit à valider son premier run, ce qui fut déjà une réussite en soi. Enchaînant aussi vite que possible, le second run se déroula parfaitement et améliora la performance du précédent avec 1465 Km/ L, ce qui plaça le PIC en 4eme position dans sa catégorie et 5eme au général !! L’équipe explosa de joie, et l’envie de faire davantage ne se fit pas attendre.

Le troisième et dernier run fut effectué avec une autre pilote. Le terminant sans encombre, c’est hélas lors de la mesure de la consommation que le réservoir fuit, faussant alors la mesure qui fut de 1450 Km /L. Une petite déception certes, dans la mesure où un podium avait été envisagé. Mais c’est tout de même avec une grande satisfaction que le PIC quitta Rotterdam. Une année inoubliable, faisant alors du Proto INSA Club une équipe parmi les « Top Teams » de la prochaine saison !

2013-2014 : Dernière saison d’« EPIC »

Après la performance de Rotterdam, c’est une nouvelle année pour le PIC qui commença avec un changement de l’ensemble des membres du bureau : Président, Vice-président, secrétaire et trésorier furent élus parmi les récentes recrues (un ou deux ans d’expérience au sein de l’équipe).

Avec des débuts assez difficiles, la nouvelle équipe prit ses marques (administratif, manière de gérer les projets, planification, etc..), et malgré le faible taux de recrutement, c’est finalement une vingtaine de membres qui rejoignirent le PIC pour cette année.

insi, une nouvelle dynamique s'installa. De nombreux projets furent abordés, y compris la volonté de moderniser l'image de l'équipe en mettant l'accent sur ​​une nouvelle communication et de maintenir des relations privilégiées avec ses partenaires. Mais c'est aussi la volonté d'améliorer la performance de la saison précédente qui a poussé l'équipe à se concentrer sur ce qui fut le calvaire du précédent Shell : passer le contrôle technique dès que possible afin d'avoir le temps de se préparer et de participer à la course . Ainsi, c’est sur ​​la conformité du prototype face aux règlement qu’ont participé la plupart des membres.

Mais c'est un projet d’importance majeur qui marqua le plus cette saison: la conception et la fabrication d'un nouveau prototype dans le but de le présenter au Shell 2015.

L'année fut organisée avec une équipe divisée en deux parties. Une travaillant sur la conception, la structure du châssis, et sur ​​l’étude aérodynamiques d'une nouvelle coque, et l'autre se concentrant sur les modifications de l'EPIC afin de le rendre prêt pour le contrôle technique.

Les travaux effectués sur EPIC furent réalisés comme prévu. Le carter de chaîne fut reconstruit afin de couvrir une surface assez importante, les freins avant furent redimensionnés et le système hydraulique fiabilisé (plus de fuites !), puis un V-brake remplaça le frein à disque au niveau de la roue arrière. Concernant la sécurité, un bouton poussoir plus visible fut installé, et les harnais repositionnés au dernier moment afin de garantir une bonne tenue du pilote. Concernant le moteur, le calorifugeage fut reconstruit à partir de zéro afin de garantir un isolement thermique optimal.

Cependant, deux déceptions marquèrent cette phase préparatoire au Shell. La première concerna la progression des roues en carbone. Les nouveaux projets étant nombreux, peu d’attention a été consacrée à la production de ses pièces, pourtant capitales.

La seconde fut l’installation de bobines crayon, permettant un allumage plus efficace, et donc un gain potentiel en consommation. Point sur lequel nous comptions énormément pour améliorer la performance d’EPIC, c’est après deux échecs consécutifs (destruction des bobines suite à un retour de courant) que le motoriste fut contraint de remettre la bobine précédente, faute de matériel disponible.

De son côté, l’équipe « Nouveau Proto » eut le temps de se familiariser avec les logiciels d’écoulement des fluides pour l’étude de la nouvelle coque, et la conception du châssis fut achevée avant même de partir pour Rotterdam.

Vint ensuite le moment de la compétition. Celle ci commença comme prévu, avec la validation du contrôle technique sans difficultés.

Cependant, de gros problèmes électroniques handicapèrent l’équipe lors des phases de run. La communication avec le pilote fut défaillante, et il fallu la remplacer via une interface téléphonique. De plus, les commandes d’accélérations ne répondaient pas normalement, et le pilote dû s’adapter en conséquence.

N’ayant pas trouvé le temps ni les moyens de refaire l’ensemble des cartes électroniques sur place, c’est finalement avec un résultat proche de l’année précédente (1395 Km/ L) que le PIC réussit à rester dans le Top 10 des meilleures équipes.

Une deception par rapport à la préparation effectuée sur le véhicule qui ne pouvait que faire progresser l’équipe dans le classement certes, mais qui fut vite effacée devant un autre projet qui les attendait : la construction du nouveau véhicule.

2014-2015 : Création d’un nouveau prototype

Travail en cours de réalisation


Responsive image